Newsletter GEFIP Epargne Salariale – Juin 2023

9 Juin,2023 | Epargne salariale

GEFIP DYNAMIQUE PRIMÉ 

Le magazine financier le Revenu vient d’attribuer au Fonds GEFIP dynamique le trophée d’or du meilleur fonds diversifié sur 3 ans.

Le fonds GEFIP est un fonds investi en actions internationales.

Il fait partie de la gamme des 10 fonds éligibles au plan d’épargne inter- entreprises GEFIP, accessibles au salariés des entreprises adhérentes à notre offre d’épargne salariale.

COMMENT PROTEGER SON EPARGNE DE L’INFLATION

La sortie de la crise du Covid, couplée au déclenchement de la guerre en Ukraine a entrainé une résurgence de l’inflation, avec un pic en zone euro à 8,2% en 2022.

Depuis quelques mois, l’inflation a entamé une lente décrue. Difficile de prédire si l’inflation va revenir ou demeurer supérieure à sa moyenne historique.

Des éléments structurels, tels que la transition énergétique, militent pour un rythme d’inflation structurellement plus élevé.

Dans ce contexte, l’épargne salariale et retraite qui est un placement de moyen / long terme doit être investie sur des actifs qui offrent une protection contre la hausse des prix.

Que disent les analyses académiques sur les placements les mieux adaptés pour résister à l’inflation ?

Les scénarios d’inflation faible (0-2%) et intermédiaire (2-4%) représentent un environnement idéal, qui est généralement favorable aux actifs à risque et qui a prédominé pendant plus de 50% des cas au cours des 140 dernières années. Conformément aux prévisions, les actions ont affiché les plus fortes performances durant ces périodes, atteignant des rendements nominaux et réels importants supérieures à 10% en moyenne.

En revanche, dans les périodes d’inflation élevée (> 4%), toutes les classes d’actifs ont généré des rendements positifs, mais les performances des actions et des obligations sont restées inférieures à leurs moyennes historiques. Mais constatation plus importante, toutes les classes d’actifs ont généré des rendements réels négatifs, car elles n’ont pas réussi à compenser les pressions inflationnistes accrues. Dans une configuration ou l’inflation dépasse durablement les 5%, les matières premières et les actifs non cotés ont été les plus résilients. Dans une moindre mesure l’immobilier résidentiel constitue une bonne protection contre l’inflation compte tenue de l’indexation des loyers.

POINT MARCHE

A fin mai, l’analyse de la performance des marchés fait apparaitre des statistiques surprenantes.

Ramené en Euro, l’indice des actions américaines Standard & Poor’s 500 progresse de 3,3% en mai, celui des actions japonaises TOPIX monte de 4,3% quand l’indice des actions européennes SXXE baisse 2,5% et le CAC 40 recule de 3,9%. Jusque-là rien de bouleversant.

Une analyse plus fine de la performance de l’indice américain fait ressortir que seul un quart des valeurs sont en territoire positif et affichent une performance moyenne de 6,7%. Les valeurs constituant les trois autres quarts de l’indice reculent en moyenne de 7,5%. Cette concentration de la performance ne peut cacher la surperformance moyenne des valeurs croissance en mai (+4,6%) contre baisse moyenne (-3,7%) des titres moins valorisés.

Mieux encore, depuis le début de cette année 2023, les 10 valeurs les plus importantes de l’indice américain pèsent pour 105% de la performance du marché ; en d’autres termes le marché baisse intrinsèquement et cela ne se traduit pas dans les indices. Finalement, nous serions en « bear market » ; ce qui au regard du niveau actuel des taux directeurs et du ralentissement de la croissance réelle ne semble pas incohérent. 

D’un point de vue macroéconomique, les statistiques économiques américaines sont fantastiques au regard du niveau actuel des taux. Alors que l’inflation revient à 4,7% en rythme annualisée, le chômage est au plus bas, les créations d’emploi dynamique, les commandes industrielles progressent mois après mois, la consommation est solide et les ventes de maisons neuves se reprennent. En Europe, la baisse des prix de l’énergie et la normalisation de la chaine de production ramène progressivement l’inflation des biens alors que celles des services risque de maintenir l’inflation « core » à un niveau nécessitant d’autres hausses de taux par la BCE.

Les valorisations des actions ne sont pas non plus attractives outre mesure. Notamment au regard de la rentabilité anticipée des actions américaines qui ressort à 5,9% quand celui des obligations d’entreprises américaines de meilleure qualité se situe à 5,3%. En revanche en Europe, les chiffres sont plus favorables avec une rentabilité attendue à 7,1% pour les actions contre un rendement des obligations d’entreprises à 4,2%.

Les investisseurs sont frileux (trop ?) et alimentent massivement le monétaire. Ils attendent en grande majorité une récession fin 2023, début 2024 que les analystes ont également anticipée en ramenant les estimations de résultats pour 2023, sans doute trop agressivement. La dernière vague de publication a été plus positive qu’attendue et entrainé un ajustement à la hausse des résultats.

Articles recommandés